Meta risque une amende de 12 milliards d'euros à cause de ses abonnements
- alexandre boyer
- 5 juil. 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 août 2024
L'Union européenne a tranché lundi dernier sur la question de la légalité des abonnements payants du groupe Meta sur ses réseaux sociaux. Pour elle, ils sont illégaux, et à ce titre, elle requiert une amende de 12 milliards d'euros à l'encontre du groupe.
Une amende pour Meta qui ne respecte pas le DMA et le RGPD
Les abonnements payants proposés par les réseaux sociaux Facebook et Instagram sont amenés à disparaître ou du moins totalement changer en Europe. Depuis mars dernier, le groupe Meta qui possède les deux réseaux sociaux fait l'objet d'une enquête. Le groupe américain ne respecte pas le Digital Marketing Act (DMA) entré en vigueur le 6 mars dernier dans toute l'UE ainsi que le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).
Cet ensemble de lois vise à protéger les données des utilisateurs sur internet et encadrer le marché numérique des entreprises. L'un des principaux point de ces lois est de faire en sorte que les utilisateurs puissent avoir le choix sur l'utilisation de leurs données. Meta offre bel et bien un "choix" quant à l'utilisation des données de ses utilisateurs.

Les utilisateurs européens peuvent payer un abonnement de 9,99 € par mois afin de supprimer les publicités et ne pas partager leurs données avec Meta. Par contre, ceux qui ne veulent pas payer l'abonnement gardent les pubs sur leurs fils et leurs données sont utilisées à des fins publicitaires. Ce faux choix a été déterminé comme étant illégal par la Commission Européenne suite à une enquête menée depuis novembre 2023, et c'est pourquoi Meta risque une amende.
Le #DMA est là pour redonner aux utilisateurs européens le pouvoir de décider de leur #data #Meta et a contraint des millions d'utilisateurs à travers l'UE à un choix binaire : « payer ou consentir ». Selon notre conclusion préliminaire, il s’agit d’une violation du DMA. Aujourd’hui, nous franchissons une étape importante pour garantir la conformité de Meta.
Les lois européennes obligent une modification du système économique des réseaux sociaux
Si Meta ne permet pas à ses utilisateurs européens, l'entreprise risque une amende pouvant aller jusqu'à 10 % de son chiffre d'affaires global, ce qui représente tout de même 12 milliards d'euros d'amende, et 20 % du chiffre d'affaires en cas de récidive de la part du groupe. Meta a désormais jusqu'à mars 2025 pour soit modifier les termes de ses abonnements payants, soit les supprimer.

Facebook et Instagram ne sont pas les seuls réseaux concernés par le RGPD et le DMA, X (anciennement Twitter) est également visé par ces lois. Les revenus des pubs sont les principales sources d'argent de ces réseaux, empêcher les utilisateurs d'être obligés d'avoir de la pub sur leurs réseaux n'est donc pas du tout à l'avantage des propriétaires de ces réseaux. Ces lois sont de réelles épines dans le pied des Mark Zuckerberg et autre Elon Musk. À tel point que le propriétaire de Space X avait déclaré en 2023 avoir songé à retirer le petit oiseau bleu d'Europe. S'il nie les faits aujourd'hui, il reste tout à fait probable que l'idée lui ait traversé l'esprit.




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